Présentation des projets de synthèse . UE20

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Nous avons terminé l’année 2017-2018 par la présentation des projets de synthèse d’Unité d’Enseignement 20. Cette épreuve qui clôture la validation du Diplôme des Métiers d’Art Costumier-réalisateur a été l’occasion pour le jury d’apprécier la démarche de recherche, les qualités de réalisation et de communication mises en place par chaque étudiante à travers un projet professionnel concret.
13 étudiants sur les 14 engagés dans la formation cette année ont vu leur projet et leur diplôme validés par le jury. L’équipe pédagogique félicite l’investissement et les qualités professionnelles de chacun. En vous remerciant pour ces deux années, bonne continuation !

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George Dandin . Molière . Jean-Pierre Vincent . Théâtre Sorano

Dans cette pièce présentée au théâtre Sorano, Jean-Pierre Vincent revisite une comédie  de Molière datant de 1668, “George Dandin ou le Mari confondu”. L’homme de théâtre qui a notamment travaillé avec Patrice Chéreau et dirigé de nombreux théâtre (TNS et Comédie Française) avant de créer depuis 2002 le “studio libre” livre ici une satire féroce à l’humour acide. Georges Dandin revient de Versailles : il a été ébloui par la Cour et tente de recréer le château du Roi Soleil à l’échelle de sa propriété. Pourtant malgré sa cour nouvellement carrelée, la hâte avec laquelle les travaux ont été réalisés laissent à la vue des marques de son extraction paysanne : un puit au centre de la scène et surtout à jardin l’arrière train d’une vache sur un parterre de paille ! Cette scénographie nous indique le fond de l’histoire, la différence de classe sociale que Dandin ne pourra jamais combler malgré ses efforts. Son costume, une rhingrave et un pourpoint court orné de ruban, dans un tissu rose satiné, tout comme sa perruque poudrée sont également en décalage avec son corps voûté et son attitude rustre. Ainsi, malgré le titre de gentilhomme que lui confère son mariage avec Angélique de Sotenville, il ne peut empêcher que sa jeune femme se laisse courtiser et séduire par Clitandre un jeune gentilhomme de la Cour. Nous accompagnons Dandin jusqu’au bout de son calvaire, dans cette comédie où, comme le dit le metteur en scène, « il faut avoir le coeur bien accroché pour rigoler »

La Walkyrie. Richard Wagner. Nicolas Joël . Théâtre du Capitole

C’est en 1849 que Wagner entame sa tétralogie inspirée des mythes germaniques, l’Anneau de Nibelung, œuvre majeure du compositeur qu’il terminera en 1876. La Walkyrie est le deuxième opus de cette tétralogie, et confronte la volonté de dieux sur le déclin au monde des hommes.
Le Théâtre du Capitole présente ici une mise en scène de 1999 de Nicolas Joel. Les grottes et les montagnes du livret original deviennent ici des structures grandioses de facture humaine, mêlant échafaudages métalliques démesurés et ornementations baroques. L’œuvre va à la recherche de l’humanité de ses personnages divins, tiraillés entre leurs désirs et ce qui est attendu d’eux, principalement par leur propre famille.
On retrouve aujourd’hui encore dans la culture populaire de nombreuses références à la tétralogie de Wagner, du Seigneur des Anneaux et ses inspirations mythologiques à Star Wars, ce drame familial hors normes et ses utilisations d’un thème musical associé à un personnage en particulier, comparable au mythique thème des Walkyries.
Cette Walkyrie parvient à parler au spectateur en tant qu’œuvre isolée, et ce, malgré son statut d’épisode dans un tout. Avoir vu l’Or du Rhin n’est pas nécessaire à la compréhension générale des tenants et aboutissants, et si la Walkyrie ouvre la voie aux événements de Siegfried, cette première journée se suffit à elle-même, présentant à la fois un déchirement familial et la perturbation de l’ordre établi.